Ce qu’on aime aux Prés d’Eugénie
- Un vrai palace à la campagne, au cœur d’un village de 500 habitants.
- Ses cinq maisons et sept jardins répartis dans un domaine luxuriant.
- Les trois étoiles du restaurant Michel Guérard, auxquelles s’ajoute l’étoile attribuée à l’Orangerie, l’un des deux autres restaurants du domaine.
- Le calme et le raffinement absolus des bains aux boutons de rose, bercés par le crépitement d’un feu de bois.
- Le goût très sûr et le soin apporté à chaque détail d’un domaine entièrement tourné vers le plaisir de vivre et l’harmonie avec la nature environnante.
Il est des lieux qui se méritent autant qu’ils se désirent. Les Prés d’Eugénie sont de ceux-là. Pour rejoindre cet hôtel à nul autre pareil, sans doute le plus bucolique des 33 palaces français, il faut quitter les Landes et la forêt de pins, prendre la route des coteaux et s’éloigner de l’océan. À la limite du Gers et du Béarn se trouvent le village d’Eugénie-les-Bains, ses roseraies, ses thermes et ses 498 habitants. Vous y attendent aussi les trois étoiles d’un restaurant, cinq maisons et sept jardins. Ce sont Les Prés d’Eugénie, le domaine créé par le grand cuisinier Michel Guérard et son épouse Christine.




Du village thermal au palace
L’histoire commence par une impératrice. Un soir d’été, en route vers Biarritz et surprise par l’orage, Eugénie de Montijo, épouse de Napoléon III, s’arrête dans ce qui n’était encore qu’une simple auberge de campagne. Séduite par l’accueil de Marthe-Alice Pouypoudat, la maîtresse des lieux, Eugénie y retourne régulièrement. Elle découvre alors les vertus des sources locales, dont les eaux sont réputées faire « la taille fine ». L’affinité est telle qu’en 1861, l’impératrice finit par donner son nom à la commune.
Un siècle plus tard, en 1961, Adrien Barthélémy, créateur de la chaîne thermale du Soleil, rachète ce qui était devenu entre-temps une station reconnue pour la capacité de ses eaux riches en soufre et en minéraux à supprimer les toxines. Il en confie très vite les rênes à sa fille Christine, qui en prend la direction en 1967, à l’âge de 22 ans. De sa rencontre amoureuse avec Michel Guérard naîtra en 1974 l’hôtel-restaurant Les Prés d’Eugénie. Le lieu inspire au chef la célèbre cuisine minceur, qui lui fait accéder à la renommée internationale jusqu’à faire la couverture de Time en 1976.
L’année suivante, le restaurant Michel Guérard obtient trois étoiles au Michelin, et les a toujours conservées depuis. Le 27 juillet 2017, Les Prés d’Eugénie obtiennent le statut de palace. La distinction suprême de l’hôtellerie de luxe parachève l’œuvre de ce couple emblématique de l’hospitalité française.



Crédit photo : Joann Pai
Cinq maisons, sept jardins, 45 chambres et suites
Le domaine forme aujourd’hui un véritable village dans le village. Au centre, ornées d’un carré de palmiers, trônent La Grande Maison et l’Aile de l’Impératrice, qui abritent la réception, les salons, ainsi que 28 chambres et 5 suites. Tout autour s’ouvrent 15 hectares de parc : potagers bio, carrés d’herbes aromatiques, roseraie, cloître végétal, jardin d’eau, arbres fruitiers, reliés entre eux par des chemins buissonniers, comme cette Allée des Beaux jours, au nom évocateur.
Le Couvent des Herbes, le Logis des Grives, encore de beaux noms pour désigner les bâtiments d’époque qui abritent les autres chambres. Toutes sont décorées avec un soin extrême. Aucune ne se ressemble et pourtant règnent ici l’harmonie et la cohérence, dans une atmosphère de campagne adorable. Au Couvent des Herbes, Le temps des cerises, avec sa cheminée de marbre et sa grande baignoire en cuivre, ouvre sur la Roseraie. Au Logis des Grives, la suite Petit Jardin, ses tommettes cirées, son jardin privatif et ses poutres patinées exaltent l’esprit champêtre du domaine. Mobilier ancien, tableaux du Second Empire, vases Médicis font des Prés d’Eugénie un véritable musée vivant, avec une collection d’œuvres et d’objets d’art en libre accès d’une ampleur exceptionnelle, réunis au fil des ans selon le goût très sûr de Christine Guérard.

Dans le jardin de la Grande Maison, les deux silhouettes en chêne noir d’une œuvre monumentale de Christian Lapie, l’Écho d’un souffle, rendent d’ailleurs hommage à la mémoire de ces deux femmes à l’origine des Prés d’Eugénie : l’impératrice Eugénie et Christine Guérard, disparue en 2017.
Trois tables, trois femmes, un chef et quatre étoiles
Décédé à son tour en août 2024, Michel Guérard a eu le temps de transmettre le flambeau aux deux filles du couple. Depuis 2018, Adeline et Éléonore Guérard poursuivent l’une et l’autre l’œuvre de leurs parents. Adeline à la gestion et aux travaux ; Éléonore à la direction artistique et à l’expérience client. Anne-Laure Nussbaumer, qui a débuté au domaine en tant que gouvernante, en assure la direction générale.
En cuisine, Hugo Souchet, arrivé en 2017, perpétue l’héritage de Michel Guérard. Il s’inscrit résolument dans ces cinq décennies d’une cuisine naturaliste, vivante et créative, célèbre dans le monde entier. Le Grand Menu de saison, avec son fameux Dim Sum diaphane aux champignons, ou son homard « tournefeu » au curry vert, est servi dans les salons historiques de l’impératrice. Les fenêtres de cette belle salle, dans son décor d’inspiration Second Empire, ornée de bouquets de fougères et d’orchidées blanches, ouvrent sur les jardins et leurs arbres centenaires. Rien d’ostentatoire pourtant dans ce lieu nourri d’ambition. Y règne plutôt une forme de gaîté et de malice, orchestrée par un service en salle aérien, précis, amical et joyeux.



En plus des trois étoiles du restaurant historique, une seconde table, L’Orangerie, a décroché sa première étoile en 2025. Installée entre le jardin d’hiver et la terrasse de la Grande Maison, elle se distingue par des plats de pays simples et élégants. Plus loin, un troisième restaurant, La Ferme aux Grives, tient quant à lui le registre de l’auberge gasconne, avec son billot couvert de légumes et ses pièces rôties à la broche dans la cheminée monumentale. Chaque jour, jusqu’à 350 couverts sont ainsi servis dans les restaurants du domaine.
La Ferme Thermale des Prés d’Eugénie
Mais n’oublions pas que le thermalisme est à la source de tout cela. Au cœur du domaine se tient aussi le spa, installé dans une authentique ferme landaise du XVIIIe siècle : 1 000 m² de bains alimentés par deux sources millénaires, où crépitent dans de larges cheminées d’aimables feux de bois. À quelques pas de là, aux abords de cette ferme thermale, un bain nordique et un sauna sont installés à l’extérieur, comme pour rappeler qu’aux Prés d’Eugénie, la santé, le plaisir et le bien-être sont indissociables du lien étroit avec la nature bienfaisante.
Crédit photo : Joann Pai
Les Prés d’Eugénie sont un établissement cinq étoiles, devenu palace en juillet 2017. Il fait ainsi partie des 33 palaces français, et l’un des deux seuls de la région Sud-Ouest, avec les Sources de Caudalie.
45 chambres et suites sur le domaine principal, de 30 à 145 m², réparties entre cinq bâtiments historiques. Le Couvent des Herbes en compte huit, le Logis des Grives réunit quatre suites entièrement privatisables. À cela s’ajoutent les 36 chambres de La Maison Rose, hôtel trois étoiles, également situé sur le domaine.
Trois restaurants et quatre étoiles Michelin. Hugo Souchet est chef des cuisines depuis 2017. Le restaurant Michel Guérard a trois étoiles depuis 1977, L’Orangerie une étoile depuis 2025, et La Ferme aux Grives tient le registre de l’auberge.
Oui, l’établissement est un membre historique du réseau Relais & Châteaux, et l’un de ses plus anciens et de ses plus emblématiques affiliés. Anne-Laure Nussbaumer, la directrice générale des Prés d’Eugénie, a d’ailleurs reçu le Well-Being Trophy Relais & Châteaux 2025.
Bains thermaux et soins à la Ferme Thermale, piscine extérieure chauffée, deux courts de tennis, salle de sport, vélos et promenades dans les jardins, cours à l’École de Cuisine Michel Guérard, golf neuf trous à proximité, visite du Château de Bachen et de son vignoble. Kids Club en juillet et août.
Par les gares de Dax et de Mont-de-Marsan, ou par les aéroports de Pau, Biarritz et Bordeaux. Service voiturier, parking et bornes de recharge disponibles sur place.
À partir de 264 € la nuit pour les catégories d’entrée, et jusqu’à 1 871 € pour la Suite Impériale selon la période.
Les Prés d’Eugénie
334 rue René Vielle
40320 Eugénie-les-Bains
+33 (0)5 58 05 06 07



